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Actions, significations et apprentissages en EPS

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Actions, significations et apprentissages en EPS

Des témoignages d’enseignants d’EPS très intéressants.

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Régulation énactée de son cours

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La régulation suppose au préalable qu’il y ait à minima une réaction des apprenants : problème de motivation, de désintéressement, d’incompréhension des consignes par rapport à une tâche qu’on leur propose… Mais la régulation est d’autant plus efficace qu’elle s’appuie sur une production significative des étudiants. Elle peut dès lors s’envisager de deux manières :

La régulation peut se faire par l’enseignant. Elle renvoie ici à une évaluation formative. Cette régulation peut se faire de séance en séance, laissant ainsi du temps à l’enseignant pour penser sa régulation mais elle peut aussi être envisagée dans l’urgence du cours.

La régulation peut aussi souvent être envisagée par les étudiants eux-mêmes. On peut alors parler d’évaluation formatrice. Elle peut être faite sous forme d’auto-évaluation ou de co-évaluation. Elle suppose l’utilisation de critères d’évaluation. Ces critères peuvent être mis à disposition des étudiants ou construits par les étudiants, ce qui est parfois intéressant mais demande plus de temps.

Un élément déterminant de la régulation réside aussi dans la nature de la production que l’on demande aux étudiants. Si l’enseignant propose un cadre fermé, les réponses des étudiants sont plus ciblées et les régulations sont plus faciles à anticiper. Si l’on se situe dans un cadre plus ouvert, (c’est souvent le cas dans une pédagogie par problèmes) laissant une plus grande marge de réponse aux étudiants, la régulation est différente car plus imprévisible. Certains auteurs, DURAND 2008 par exemple, parlent de « pédagogie énactée », dans le sens où dans un cadre ouvert, l’enseignant s’appuie sur les propositions des étudiants pour donner au cours une forme non prévue à l’avance. L’enseignant parvient à ses objectifs en ne faisant jamais deux fois le même cours, puisqu’il s’appuie sur les réactions spécifiques des différents groupes auxquels il s’adresse. Lorsqu’on combine les deux aspects d’énaction et d’urgence, l’enseignant est dans le feu de l’action, doit réagir à une situation inédite, face à un groupe, et il arrive parfois que de cette interaction émerge chez l’enseignant, « sous pression », une nouvelle manière de voir le problème.

On ne sait plus  en quelque sorte dans cette perspective «  énactée » qui régule qui !