pédagogie universitaire

Suivi de stage et PREZI des étudiants : le format s’améliore d’année en année

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Utiliser des QCM pour faire acquérir les connaissances utiles dans des tâches complexes : vers une différenciation pédagogique

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L’utilisation des QCM pour évaluer est souvent contestée par de nombreux enseignants. Si le QCM est juste un moyen pour vérifier des connaissances de manière ponctuelle sans que l’étudiant y soit par ailleurs véritablement préparé il faut reconnaître que le procédé est très discutable. Les possibilités qu’offre cependant la base SPIRAL CONNECT permet de faire des QCM un outil non seulement pour évaluer mais aussi pour faire travailler les étudiants.

Dans toutes les propositions ci dessous les QCM ont pour objectif de vérifier l’acquisition de connaissances indispensables pour réaliser des travaux sous forme de situations complexes. Dans la première organisation, en première année, sur deux séances, les connaissances sont abordées avant la situation complexe. Dans la deuxième, en troisième année, sur 8 séances,  les connaissances sont travaillées en même temps que le travail sur la tâche complexe.

Exemple d’organisation en 1ere année : des connaissances réinvesties dans une tâche complexe.

Module d’apprentissage de 2 séances.

Le cours est organiser en module de deux séances. La première séance a pour but de faire appréhender aux étudiants les principales notions du cours. A la séance 2, je demande aux étudiants de réutiliser ses notions dans une tâche complexe.

1- La séance 1 démarre par un QCM par groupe de 3, les étudiants obtiennent leur note en direct à la fin du QCM. Ils ne savent pas quelles sont les questions où ils se sont trompés.

2- Dans la même séance en regard des questions, je leur demande de s’organiser par groupe pour faire des recherches sur une thématique précise présente dans différentes question du QCM. Différentes ressources sont mis à leur disposition. Je passe dans les groupe pour orienter et réguler le travail.

3- Quand je juge que le travail est suffisamment avancer, chaque groupe présente les notions qu’ils avaient en charge d’éclaircir.

4- A la fin de la séance toujours par trois, les étudiants tentent à nouveau de répondre aux questionnaire pour constater leurs progrès. Le QCM n’est ensuite plus accessible jusqu’à l’évaluation.

5- En début de séance 2, ils passent le QCM définitif de manière individuelle. Les ressources restent à leur disposition pendant toute la semaine.

6- Les notions sont ensuite remobilisées dans la tâche complexe.

Exemple d’organisation  en 3e année : Connaissances et tâche complexe abordées de manière simultanée.

Situation complexe à résoudre sur 8 TD.

1- Construire différents QCM éventuellement de difficulté croissante comprenant chacun une base de 40 questions.

2- Organiser le test pour qu’ à chaque fois que l’étudiant ouvre le QCM,  20 questions soient sélectionnées de manière aléatoire dans la base.  Les réponses aux questions sont aussi présentées dans un ordre aléatoire.

3- Planifier une période où l’étudiant peut passer le QCM autant de fois qu’il le souhaite mais à raison d’une fois par jour.

4- Donner la note en direct mais ne pas spécifier les réponses fausses, ce qui oblige l’étudiant à tout vérifier.

5- N’ouvrir le QCM suivant que lorsque le premier est validé à 15/20

6- Au Td 8 Evaluation grâce à un QCM reprenant l’ensemble de toutes les questions. Une note peut-être attribuée sur 20. Personnellement je note la situation complexe sur 15 et le QCM sur 5 sachant que ce ne sont que les points au-dessus de 15 qui sont pris en compte.

Activité d’apprentissage des étudiants : Ils discutent souvent  entre eux, posent des questions en début de cours sur des questions qu’ils ne comprennent pas. La majorité opèrent des copies d’écran afin de récupérer les questions et de faire des recherches pour trouver les réponses. Cela fait deux ans que les étudiants créent une page facebook où ils partagent les réponses aux différentes questions.   L’ensemble de ces conditions font du QCM un challenge et les étudiants se prennent facilement au jeu.

Podcasts : une consultation du forum encourageante…mais un problème dans les questions.

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2014-09-28_075810

Environ 300 consultations pour 5 CM, cela nous fait une moyenne de 60 consultations par CM pour une promotion de 180 étudiants.

Je pense que les étudiants qui consultent le forum  vérifient que la question qu’ils veulent poser a bien été déjà posée par quelqu’un d’autre.

Du coup, un des biais du forum est que l’enseignant ne peut se rendre compte des questions qui reviennent souvent. Toutes les questions ont la même valeur, puisqu’elles sont posées qu’une fois. Il faudrait trouver un système pour que les questions posées soient associés aux nombres de personnes qui voulaient la poser.  Un système de vote en quelques sorte. Un étudiant pose une question, les autres peuvent choisir de renforcer cette question.

Du coup, l’organisation des CM en présentiel serait différente puisque l’enseignant partirai des questions jugées prioritaires par les étudiants.

Podcasts : toujours aussi peu de questions !

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Les retours des étudiants sur la mise en ligne des cours avant le cours magistral sont assez positifs. Ils déclarent que la démarche les oblige à travailler davantage chez eux. Ils disent également  que la mise en carte conceptuelle du cours les amène à mieux comprendre les concepts clés du cours.

Par contre l’utilisation du forum est assez décevante. Sur les 180 étudiants de la promotion nous avons les résultats suivants :

CM1, 4 étudiants, 4 questions

CM2, 7 étudiants, 9 questions

CM3, 13 étudiants, 40 questions !

CM4, 4 étudiants, 6 questions

C’est d’autant plus surprenant que certains étudiants me posent des questions de manière informelle lorsqu’ils me croisent dans les couloirs. Je réponds qu’il y a le forum pour les questions.

Comment expliquer ce peu d’implication des étudiants dans le forum ?

1- Les podcasts sont particulièrement clairs. Ce dont je doute car pour ne pas faire des vidéos trop longues, nous laissons des zones d’ombre dans les explications.

2- Les étudiants comptent sur les autres pour poser des questions.

3- Les étudiants se disent que de toute façon, je vais faire cours même s’il n’y a pas de question !

4- La manipulation pour aller sur le forum est trop longue.

5- La démarche nécessite un changement d’attitude chez les étudiants et cela demande simplement du temps !

Des podcast, des questions sur un forum et ensuite en présentiel… ??

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Dernièrement j’ai décidé de convertir mes cours magistraux en podcasts. Les étudiants doivent visionner le cours, le convertir en cartes conceptuelles, poser des questions sur un forum.

Deux jours avant le cours en présentiel, je relève les questions, les classe en thématiques.

3 perspectives sont dès lors possibles :

Niveau 1 : Le jour du cours je reprends les questions, et je réponds à chacun d’entre elles. A la fin du cours je propose une étude de cas. C’est ce que je fais actuellement.

(La différence avec ce que je faisais précédemment dans le CM classique : je réponds plus spécifiquement aux difficultés des étudiants ;  les étudiants ont déjà travaillé sur le cours  et peuvent mieux comprendre comment la réponse à la question posée par l’un d’entre eux s’insère dans le cours. Le problème c’est qu’à  170 étudiants en présentiel, je me retrouve à parler pendant les 2 heures car aucun étudiant dans l’amphi n’ose poser de questions ou réagir  en direct.Je me retrouve donc à nouveau dans un cas de figure qui ne favorise pas vraiment l’activité des étudiants.  En mettant l’étude de cas à la fin du cours  je ne favorise pas tellement le réinvestissement des connaissances. Le dispositif ne me satisfait donc qu’à moitié.)

Il me semble que je pourrais faire différemment en partant d’emblée d’une étude de cas.

Niveau 2 : Je pose un problème, j’amène les étudiants à réfléchir, 5 minutes, puis je propose des solutions en m’appuyant sur les questions du forum.

Niveau 3 : Je pose un problème, j’amène les étudiants à réfléchir, à voter ? à se positionner publiquement  d’une manière ou d’une autre ? puis je commente les choix en m’appuyant sur les questions du forum.

Niveau 4 : Les étudiants posent un problème qu’ils rencontrent en stage qui leur semblent en lien avec la thématique sur le forum, puis on rejoint le niveau 3

Globalement on va vers une démarche plus contextualisée, avec un étudiant plus actif mais aussi avec plus d’improvisation pour l’enseignant !! Reste à tester…. progressivement !!