compétence

Evaluer les compétences : 6 liens

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http://ecolededemain.wordpress.com/2014/03/20/evaluer-les-competences-2-pour-eviter-les-reussites-et-les-echecs-abusifs/

http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA-Veille/76-juin-2012.pdf

http://www.cahiers-pedagogiques.com/Pour-en-finir-ou-presque-avec-les-notes-Evaluer-par-les-competences

http://education.francetv.fr/videos/debat-entre-profs-sur-l-evaluation-par-competences-v110316

http://www.bief.be/index.php?enseignement/publications/levaluation_selon_pedagogie_lintegration&s=3&rs=17&uid=88&lg=fr

http://fr.slideshare.net/Jc_Weckerle/roggiers-valuation-des-comptences

 

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Les épreuves en escalade, les défis en badminton

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Exemple de situations défi pour le niveau 1, concernant le jeu long court, construites par les enseignants  au cours du stage de Formation continue EPS  badminton à BOURG en BRESSE.  Ces situations ont été testées  avec des élèves au cours de ce même stage.

N1 défis  L-C badminton

Compétence et performance ?

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La distinction n’est pas simple.

En escalade, une compétence peut se formuler ainsi : ¨être capable d’utiliser des appuis pédestres pour franchir une voie ». Cette compétence peut s’exprimer dans des contextes de performance différents : une voie sur plan incliné positif constituée de petite prises et cotée 4A, une voie toujours avec des petites prises mais cotée 5A. La compétence reste la même, mais on peut dire que celle-ci s’exprime à des niveaux de performance différents. Maintenant dans la voie en 5a j’organise une compétition entre deux grimpeurs.  Les deux grimpeurs parviennent au sommet de la voie, et pour les départager on prend en compte le temps. C’est une deuxième dimension de la performance liée à la comparaison entre individus. 

Si nous transposons maintenant le raisonnement en badminton. La compétence peut être la suivante : être capable d’utiliser des frappes variées relatives au jeu placé pour remporter le point. Cette compétence peut être mise en oeuvre dans des contextes variées. Je peux par exemple définir une zone à trois points à l’arrière du terrain. Cette zone peut mesurer 3m, 2m, 1m, 0,50cm. L’atteinte de la zone demande donc plus ou moins de précision et de puissance. On a bien des contextes différents dans lesquels s’exprime la même compétence faisant appraître, comme en escalade pour la difficultés des voies, des niveaux de performance différents. Organisons maintenant une compétition entre deux joueurs dans un contexte donné, zone arrière 1m. Les deux joueurs arrivent à marquer en zone arrière de manière régulière, ils valident donc la compétence dans ce contexte. Pourtant l’un des deux perdra forcément le match…

Dans l’enseignement de l’EPS, en escalade, les enseignants départagent rarement les élèves en prenant en compte le temps de réalisation de la voie. Le franchissement de la voie suffit à évaluer l’élève. En badminton, les enseignants ont par contre du mal à se détacher de la notion de performance « comparaison sociale ». Si l’on s’interroge  sur le contexte de validation de la compétence prioritairement, on est pourtant dans le même cas que pour l’escalade et la comparaison sociale devient là aussi secondaire.

5 minutes par étudiants pour évaluer des compétences en fin de cycle !

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5 minutes par joueur  c’est le temps que j’ai pour évaluer les compétences de mes  de joueurs à l’université  si je choisis de valider les compétences à la fin de mon cycle d’enseignement ! 

Dans ces 5 minutes, il faut que j’apprécie la qualité du jeu fort, du jeu placé, du service, la qualité de la défense, …si j’ai la chance que les comportements à observer se produisent de manière à ce que je puisse les évaluer ! Dans une période de   5 minutes, si j’ai de la chance, entre les fautes directes du joueur, celles de l’adversaire, le joueur observé arrive à marquer 4 points en point gagnant : 1 sur Smash, 1 ace, 1 amorti, 1 block…je valide quoi avec ces indices ?

Il est admis qu’un élève est compétent lorsque la  compétence se manifeste 2 fois dans la réalisation de  3 situations voisines. Situations voisines où je peux repérer l’ensemble des critères caractérisant la compétence. Qu’en est-il chez moi ?  5 minutes par élève , 3 situations voisines, cela se passe de commentaires ! Impossible.

L’évaluation se produit par ailleurs le jour J, en réalité les 5 minutes M. Si l’étudiant rate son évaluation il est jugé peu compétent. Il a beau avoir réussi dans le cycle, peu importe, c’est le jour J qu’il faut être là ! 5 minutes pour réinvestir les acquis d’un cycle de 30h d’enseignement !

Une partie de mes étudiants, quoique sportifs pour la plupart, ne sont pas des joueurs de badminton et ne jouent jamais en tournoi. En quoi les ai-je préparés à être « au top » pendant les 5 minutes où je les observe…avec une pression importante puisqu’ils jouent dans ces 5 minutes une grosse partie de leur note.

Sans parler du caractère très aléatoires des rencontres en activités duelles.

Devant la difficulté liée à la faisabilité de l’évaluation, la solution « 5 minutes » consiste à hiérarchiser les élèves. Alors là, c’est facile de noter des joueurs, je regarde le meilleur, le place à 17, je regarde le moins bon, lui met 6, je prends en compte l’écart au score entre les joueurs et je les hiérarchise pour que ma moyenne soit à 10 ! J’ai noté mais je n’ai pas évalué des compétences. J’ai renforcé  la constante macabre qui consiste à répartir les élèves dans l’évaluation selon une courbe de Gauss quelque soit finalement le niveau de compétence de la classe.   

Devant cette difficulté à noter, certains enseignants me disent  que la note est de toute façon déjà mise le jour de l’évaluation….mais surtout on ne le dit pas à l’élève. On est dans l’hypocrisie la plus totale. Pourquoi ne pas rendre le processus plus transparent et évaluer progressivement au cours du cycle ?

Je me demande comment font les collègues en établissement scolaire avec plus d’élèves que moi, moins disciplinés, parfois avec moins de temps , sans être forcément spécialiste de l’APSA ?

Franchement, je crois qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond…Que nos habitudes d’évaluation ne sont pas compatibles avec une démarche de validation des compétences !

La compétence n’existe que située

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Selon Gérard SCALLON (2007) « La compétence n’est pas une capacité abstraite isolée de tout contexte : on ne peut exercer ni observer une compétence à vide. Si la compétence est souvent considérée comme une potentialité, ou un agir en puissance, nombre d’auteurs, dont LEBOTERF (1994), précisent qu’elle doit être finalisée et contextualisée, c’est à dire qu’elle doit se rapporter à des situations précises. »

Cette idée prend une importance toute particulière lorsqu’on parle d’évaluation des compétences