sensibilité au progrès

Situations d’emblée complexes ou situations d’intégration ?

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En référence à Vigotsky (1985)  et à la notion de zone proximale de développement, BRUNER (1983) développe l’idée « d’étayage et de désétayage ». « Ce système de support, fourni par l’adulte à travers le discours ou la communication plus généralement, est un peu comme un étayage, à travers lequel l’adulte restreint lacomplexité de la tâche permettant à l’enfant de résoudre des problèmes qu’il ne peut accomplir seul. »

BRUNER définit ainsi 6 principes à prendre en considération pour aider les élèves dans leurs apprentissages. L’un d’eux est le principe lié à la réduction des degrés de liberté.

«Cela implique une simplification de la tâche par réduction du nombre des actes constitutifs requis pour atteindre la solution ». (BRUNER, 1983)

Selon Gérard SCALLON (2007) “La compétence n’est pas une capacité abstraite isolée de tout contexte : on ne peut exercer ni observer une compétence à vide. Si la compétence est souvent considérée comme une potentialité, ou un agir en puissance, nombre d’auteurs, dont LEBOTERF (1994), précisent qu’elle doit être finalisée et contextualisée, c’est à dire qu’elle doit se rapporter à des situations précises.”  ROGGIERS 2000 met également en avant que » la compétence peut aussi s’exprimer à des niveaux de performance différents« .

La question des situations dans lesquelles doivent s’exprimer la compétence est donc une question essentielle pour l’apprentissage.

Pour trouver ces situations ROGGIERS (2000) propose de prendre pour point de référence la situation finale à laquelle seront confrontés les étudiants.

A partir de là plusieurs options se dessinent pour construire le chemin d’apprentissage :

 

Situations d’emblée complexes Situation d’emblée complexe continue Les étudiants, les élèves sont mis d’emblée devant l’épreuve finale et celle-ci fait l’objet d’un travail tout au long du cycle
Situation d’emblée complexe répétée Les étudiants, les élèves sont mis d’emblée devant l’épreuve finale mais celle-ci peut être faite plusieurs fois au cours du cycle.
Situations d’intégration Situation d’intégration à la fin du cycle d’apprentissage La situation finale fait l’objet d’un module de travail à la fin du cycle afin d’intégrer les connaissances
Situation d’intégration progressive Au cours du cycle d’apprentissage il existe des temps répétés propices à l’intégration partielle des connaissances.

Ces différentes approches peuvent être envisagées en EPS comme en pédagogie universitaire !

 

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Les épreuves en escalade, les défis en badminton

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Exemple de situations défi pour le niveau 1, concernant le jeu long court, construites par les enseignants  au cours du stage de Formation continue EPS  badminton à BOURG en BRESSE.  Ces situations ont été testées  avec des élèves au cours de ce même stage.

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« Gamifier » sa classe, l’apprentissage comme quête.

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10 principes qui me paraissent intéressant à combiner pour créer une dynamique d’apprentissage au sein de sa classe. Les dispositifs de badminton et d’escalade, le dispositif d’évaluation des options L1 que vous trouverez sur le blog  répondent en partie à quelques uns de ces principes. Pourquoi les jeux vidéos ont-ils tant de succès : parce que le joueur peut essayer plusieurs fois, qu’il sait rapidement s’il a réussi ou non, que le progrès est visible, qu’il existe des challenges progressivement plus complexes, que le joueur a des choix (approfondir un niveau, ou en découvrir un autre), qu’il reçoit des gratifications, que l’échec est minimiser et que la pratique est valorisée ! De quoi créer un environnement d’apprentissage stimulant pour les élèves. C’est ce que j’essaie de construire en ce moment. Le plus dur étant de définir les épreuves, les défis qui doivent être en lien avec les compétences attendues.